Les âmes grises, de Philippe Claudel

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Titre : Les âmes grises.
Auteur : Philippe Claudel.

Résumé :

Nous sommes en 1917 dans une petite ville de province. Toute la société des notables est présente et tient son rôle. Le maire, le juge, le procureur, le flic, le médecin… tous font rouler depuis des années l’agréable train-train de la comédie sociale faite d’amicaux échanges. C’est curieux, même la Grande Guerre ne semble pas avoir bousculé les positions et les habitudes de chacun. Tout reste bien en place dans l’immuable tranquillité de la bourgeoisie sûre d’elle-même. Pourtant tout bascule lorsqu’une fillette de 10 ans est retrouvée morte dans l’eau. La petite Belle-de-Jour, comme on l’appelle. Tous la connaissent, elle servait au Rébillon, la seule brasserie restaurant du coin. « Bien, bien, bien… » reprend le juge, tout content d’avoir un meurtre, un vrai à se mettre sous la dent, un meurtre d’enfant en plus, et de petite fille pour couronner le tout. Dès lors, le soupçon gagne et rogne les âmes grises de nos notables. En premier lieu le procureur qui habite au château, juste à côté du lieu du meurtre…

Mon avis :

Une petite fille assassinée, dans un petit village durant la guerre 14-18. Des personnes bien placées savourent cet événement. Leurs petites vies étaient trop tranquilles, bien trop mornes pour laisser un tel spectacle partir. Ils se délectent de chaque détails et c’est du point de vue d’un gendarme qui a vécu ce drame qu’on va le retracer.

Le gendarme va nous raconter bribes par bribes, l’histoire qui entoure le meurtre de Belle de Jour. La cadette d’un aubergiste du nom de Bourrache. On ressent à travers le récit la tristesse du père et le j’en foutisme des personnes bien placés dans la société tel que le procureur, ou encore le colonel.

Pour ma part, ma lecture a été addictive même si mon avis reste très mitigé. Déjà le problème a été la quatrième de couverture qui n’est pas très explicite et qui à mes yeux a vanté une histoire qui n’est pas exactement tel quel à l’intérieur : elle ne nous révèle pas que l’histoire est racontée et qu’on est pas dans l’affaire au moment présent.

Deuxième point négatif, les sauts dans le passé (sur différentes années : une fois on est en 1914, la fois d’après en 1918 et retour en 1914, ect.) et le présent, m’ont beaucoup déstabilisé puisque nous avons pas une révélation entièrement dès la première fois, il faut peut-être attendre 50 pages plus loin pour avoir la continuité de la révélation.

Il y a aussi trop de mystère d’un coup, le meurtre de Belle de jour, la mort de Lysia, puis la mort de Clémence la femme du gendarme et tout nous est révélé uniquement à la dernière page.

Cependant, j’ai beau énoncer les défauts du livre mais malgré tout je ne peux pas vous cacher que ma lecture a été addictive. J’ai commencé le roman le mardi soir et je l’ai finis le samedi matin (En prenant en compte que du mercredi au samedi, je travaillais sept heures par jour).

Maintenant, je vous laisse, et si vous hésitez à le découvrir je vous conseille juste de vous faire votre propre avis sur le roman de Philippe Claudel qui peut-être vous touchera plus qu’il m’a touché.

Anaïs.

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